Quand les maths en DAEU deviennent une épreuve de confiance en soi
Se retrouver seule face aux maths en DAEU
Il y a quatre ans, quand j’ai commencé le DAEU, je me souviens d’un soir en particulier comme si c’était hier.J’étais dans ma chambre, dans la maison de mes parents, devant une simple équation.Sur le papier, rien d’extraordinaire. Un exercice de maths avec son corrigé. Sauf que cette équation, j’ai passé plus de deux heures dessus.
Je l’ai faite, refaite, recommencée encore et encore. J’essayais de comprendre où était mon erreur parce que je ne trouvais jamais le même résultat que celui indiqué dans le corrigé de mon professeur.Et dans ma tête, il n’y avait même pas de doute : c’était forcément moi qui me trompais.
Quand on est persuadé d’être nul, on ne fait plus confiance à son propre raisonnement
Au bout d’un très long moment, j’ai fini par comprendre ce qui se passait.
Mon calcul était juste. L’erreur était dans le corrigé.
je ne critiquer les profs. Une erreur dans un corrigé, ça arrive à tout le monde. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est ma réaction à moi. Parce que pendant plus de deux heures, je n’ai jamais envisagé que mon résultat puisse être correct. J’avais tellement peu confiance en mon niveau en maths que, face à une contradiction entre mon résultat et celui du corrigé, le raisonnement était immédiat :
Le corrigé a forcément raison. Moi, j’ai forcément tort.
Et ça, avec le recul, je trouve que ça dit beaucoup de choses sur la manière dont on peut vivre une reprise d’études.
Ce soir-là, ce n’était plus seulement une équation
Je me rappelle encore de la sensation.
J’étais seule dans cette chambre, épuisée, avec les larmes aux yeux, à refaire encore et encore quelque chose que je pensais ne pas être capable de comprendre. Aujourd’hui, ce n’est qu’une équation parmi des centaines d’exercices que j’ai faits depuis. Mais à ce moment-là, elle représentait beaucoup plus que ça.
Elle venait toucher quelque chose qui était déjà fragile : ma confiance dans ma capacité à réussir le DAEU. Quand on reprend les études après plusieurs années, une difficulté peut très vite prendre des proportions énormes.
On ne se dit plus seulement :
« Je n’ai pas compris cet exercice. »
On commence à penser :
« Je suis nulle en maths. »
Puis :
« Je n’ai peut-être pas le niveau pour le DAEU. »
Et parfois même :
« Qu’est-ce que je fais là ? »
Le plus difficile, c’était aussi d’être seule avec mes difficultés
À cette époque, je n’avais pas vraiment quelqu’un à qui envoyer mon exercice en disant simplement :
« Je bloque là-dessus, tu peux regarder ? »
Et en classe, je n’étais pas très à l’aise non plus.
Alors quand je bloquais chez moi, je pouvais rester très longtemps seule face au problème.
C’est aussi ça que j’ai compris avec le recul : lorsqu’on reste seul avec une difficulté, on finit parfois par confondre « je n’ai pas encore compris » avec « je ne suis pas capable de comprendre ».
Ce sont pourtant deux choses complètement différentes.
Quatre ans plus tard
Si quelqu’un était entré dans ma chambre ce soir-là et m’avait montré où j’en serais quelques années plus tard, je ne sais même pas si je l’aurais cru. J’ai finalement obtenu mon DAEU B, le DAEU scientifique.
Et aujourd’hui, je suis en deuxième année de psychologie . Ça ne veut pas dire que tout est devenu facile entre-temps. Certainement pas. Mais la personne qui pleurait devant cette équation en se demandant si elle était capable de réussir ses études a fini par obtenir son diplôme et continuer à l’université.
Et quelque part, c’est aussi de cette chambre qu’est né Réussir mon DAEU.
Pourquoi j’ai créé ce blog consacré au DAEU
Je n’ai pas créé ce site parce que mon parcours a été parfait.
C’est plutôt l’inverse.
Je l’ai créé parce que je sais ce que c’est de chercher une information, de ne pas comprendre quelque chose, de douter de son niveau ou simplement d’avoir besoin que quelqu’un nous dise :
« Attends. On reprend depuis le début. »
C’est aussi dans cet esprit que je construis aujourd’hui mon programme de maths pour le DAEU B : reprendre les bases progressivement et permettre aux étudiants d’avancer à leur rythme, mais aussi de ne pas rester seuls lorsqu’ils bloquent. Parce que parfois, le problème n’est pas qu’on est « nul en maths ».
Parfois, il manque simplement une base, une explication différente, ou quelqu’un à qui poser une question.
Et parfois…
on avait même la bonne réponse depuis le début.
Vous préparez ou envisagez de préparer un DAEU ?
Si vous avez peur de ne pas avoir le niveau, si vous hésitez encore à vous lancer ou si vous êtes actuellement en plein doute, vous pouvez m’écrire.
Je suis passée par là moi aussi.
Si tu veux connaitre à quoi ressemble le programme en DAEU-B j’en parle dans cet article clique-ici. Bien sûr ça peut varier légèrement selon les universités